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Trouver un logement adapté malvoyant ou aveugle reste un parcours d’obstacles, à commencer par les annonces elles-mêmes.

Le marché immobilier est conçu pour ceux qui voient, et la déficience visuelle est rarement prise en compte dans l’offre de logements dits « adaptés ». Voici où se situent les difficultés, ce qu’il faut vérifier avant de s’engager, et comment un accompagnement spécialisé peut y répondre.

Des paramètres de recherche pensés par et pour ceux qui voient

Pourquoi identifier un logement est si difficile pour une personne malvoyante

  • Des annonces pensées pour les yeux. Les photos sont rarement décrites, et un texte de quelques lignes ne dit rien de la disposition, de la lumière ou des contrastes.
  • Des plans peu exploitables, sans dimensions ni description de la circulation entre les pièces.
  • Des sites et des visites virtuelles parfois difficiles à utiliser avec un lecteur d’écran.
  • Des informations essentielles absentes : luminosité, bruit, obstacles dans le quartier, distance réelle aux transports.
  • Une dépendance aux autres. Il faut souvent qu’un proche visite à sa place, ou que l’agent prenne le temps de tout expliquer, ce qui n’est pas toujours le cas.

Résultat : beaucoup de personnes malvoyantes renoncent, multiplient les visites inutiles ou choisissent par défaut un logement qui ne leur convient pas vraiment.

Un logement « aux normes PMR » n’est pas forcément adapté pour une personne malvoyante

Les normes d’accessibilité sont surtout pensées pour la mobilité réduite : largeur des portes, absence de marches, salle de bain accessible. Un logement peut les respecter et rester inconfortable, voire dangereux, pour une personne déficiente visuelle.

Les points d’attention avant d’engager nos clients

Illustration d'une experte immobilière Les PIES cherchant le bien idéal avec une loupe.

Le logement

  • La lumière : luminosité naturelle, éclairage régulier, absence de zones d’ombre et d’éblouissements.
  • Les sols et les circulations : sols continus, sans ressaut ni marche isolée, escaliers avec main courante et marches contrastées.
  • Les portes et surfaces vitrées : une porte à moitié ouverte est un obstacle, une vitre non repérée un danger.
  • La cuisine, la salle de bain et la domotique : commandes avec repères tactiles, équipements pilotés à la voix.

L’immeuble, les parties communes et le règlement de copropriété

Le logement ne s’arrête pas à la porte d’entrée. Nous vérifions :

  • L’éclairage du hall, des couloirs et de l’escalier.
  • La signalétique : interphone adapté, numéros de portes et boutons d’ascenseur lisibles, si possible avec repères tactiles ou sonores.

Le quartier : un critère aussi important que le logement

Pour une personne déficiente visuelle, l’autonomie dépend beaucoup de l’extérieur :

  • Trottoirs réguliers, sans obstacles, avec des traversées sécurisées (feux sonores, bandes d’éveil à la vigilance).
  • Transports en commun proches, avec annonces sonores.
  • Commerces, pharmacie, médecin accessibles à pied, sur un trajet simple à mémoriser.
  • Circulation et sécurité aux abords de l’immeuble.

Comment Les PIES présentent un bien à une personne malvoyante ou aveugle

Avant la visite

  • Nous envoyons une description détaillée, par écrit ou à l’oral : étage, ascenseur, nombre de marches, surface, disposition des pièces dans l’ordre où on les traverse, orientation, distance aux transports.
  • Nous privilégions un texte simple, lisible par un lecteur d’écran, plutôt qu’un document composé uniquement d’images.
  • Nous décrivons ce que les photos montrent mais que les textes ne disent pas : lumière, couleurs, état des sols, décoration ….

Pendant la visite

  • Nous suivons un ordre logique pendant la visite en partant de l’entrée, avec des repères précis (« la cuisine est à droite, à trois pas »).
  • Si la personne nous accompagne en visite, nous la laissons toucher, explorer et poser des questions, à son rythme.
  • Nous signalons tout ce qui peut surprendre : marche, changement de niveau, porte, obstacle, différence de sol.
  • Si la personne n’est pas avec nous en visite, nous décrivons aussi ce qui ne se voit pas : bruits, résonance, odeurs, sensation d’espace, luminosité.

Après la visite

  • Nous envoyons un récapitulatif écrit ou audio.
  • Nous roposons une seconde visite, à un autre moment, éventuellement avec un proche.

Nous sécurisons la suite

  • Négociation
  • Lecture et analyse des documents administratifs (diagnostics immobiliersn Pv d’Assemblée Générale…)

Nous travaillons avec un réseau de partenaires spécialisés (ergothérapeutes, artisans, entreprises d’adaptation) pour chiffrer les éventuels aménagements. Nous nous occupons ensuite de toutes les démarches, de la sélection des biens jusqu’à la signature chez le notaire.

 

Comment Les PIES vous accompagnent dans votre projet immobilier

Chez Les PIES, nous pré-visitons les logements avant de vous les proposer, pour ne retenir que ceux qui répondent réellement à vos besoins. Nous travaillons aussi avec un réseau de partenaires spécialisés, dont des ergothérapeutes, pour évaluer les aménagements possibles. Quel que soit votre handicap, nous respectons vos critères et votre mode de vie.

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